Olympe de Gouges

Notre logo a été réalisé d'’après le portrait d’Olympe de Gouges, pastel attribué à Alexandre Kurcharski (1789) Collection particulière. Droits réservés »

Olympe de Gouges est née à Montauban en 1748 officiellement fille de Pierre Gouze, boucher, et de son épouse Anne-Olympe Mouisset, mais en réalité selon ses dires : elle est la fille du Marquis Le Franc de Pompignan (ou Lefranc les deux orthographes se font la chasse…).

Plus tard, Olympe fut mariée à 16 ans à Louis Aubry, traiteur à Montauban, plus âgé, qu’elle n’aimait pas. Elle donne naissance à un fils à 17 ans. Veuve quelques mois plus tard, elle retrouve sa liberté avec soulagement.

Passionnée de littérature elle vient et s’installe à Paris. Elle écrira une cinquantaine de pièces de théâtre, des romans, des lettres, des pamphlets, des manifestes, des brochures. Elle est vite gagnée par les idéaux de la Révolution. Elle veut que les femmes en bénéficient contrairement à la plupart des révolutionnaires qui s’y opposent.

Féministe et visionnaire elle conçoit des textes exceptionnels innovants et modernes : la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (cliquez!) suivie du Contrat social femme/homme.

L’idée force de la déclaration est l’égalité entre les sexes et l’universalité des droits.

Pour Olympe le principe d’égalité trouve son origine dans les lois de la nature et de la raison.

Humaniste, son action novatrice embrasse toutes les injustices. Elle s’affirme contre l’esclavage, le racisme et le colonialisme. Avec le peuple, elle propose des réformes sociales d’envergure : ateliers publics contre le chômage, maisons d’accueil pour les plus démunis. Elle est la première à parler d’assistance sociale, à vouloir l’hygiène dans les hôpitaux et à proposer des tribunaux populaires, préfiguration des jurys d'aujourd'hui.

Olympe de Gouges est une démocrate, elle veut faire progresser la démocratie, elle soutient le vote par tête aux États généraux. Elle redoute la dictature de Robespierre et n’hésite pas à le défier.

En pleine tourmente, elle demande à la Convention d’organiser une consultation du peuple pour savoir quel est le régime le mieux adapté à la situation.

Cette prise de position lui sera fatale, elle sera guillotinée le 3 novembre 1793.